Thalassa (1989-1990)

pour clarinette (prenant la clarinette basse), saxophone alto (prenant le saxophone baryton), basson (prenant le contrebasson), percussion (un exécutant), bande magnétique (4 pistes) et dispositif électronique (33’).
Percussion : vibraphone, 5 toms, 5 cymbales suspendues, tambour de bois, tam-tam grave, 2 gongs (de l’opéra de Pékin), blocs chinois, vibraslap, tambour de basque, chimes, shaker (ou maracas).
Conduite « lumière » de Guy Chaplain.

Commande des “Arts au soleil”

Création le 5/6/90 à Fécamp (Musée des Terre-neuvas) par l’ensemble Arcane

Si Tellus est un hymne à la Terre, cette grande fresque instrumentale et électroacoustique (à ce jour la dernière œuvre avec bande du compositeur) qu’est Thalassa se présente comme un hymne à la Mer. Commandée par les « Arts au soleil » et créée dans le Musée des Terre-neuvas de Fécamp, l’œuvre a été pensée pour ce lieu fabuleux, même si la reprise de l’œuvre a eu lieu dans l’église Saint-Rémy de Dieppe où Lemaître avait eu dans les années 1970 la « révélation » de l’électroacoustique en assistant à L’Apocalypse de Jean de Pierre Henry. L’œuvre mixte (multimédia) a été représentée dans sa « scénographie » avec les quatre instrumentistes – avec amplification spatialisée – autour du caïque exposé dans la grande salle du Musée fécampois. En exergue sur le programme, on pouvait lire : « Une goutte d’eau puissante suffit pour créer un monde et pour dissoudre la nuit » (Gaston Bachelard). Cet hommage à la mer bâti en trois mouvements enchaînés développe par sa thématique une conception particulière de l’espace sonore et du temps musical.

Pierre Albert Castanet

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