Le quark et le papillon (2004)

pour orchestre : 2(+1Picc.).2(1Ca).2(1ClB).2./2.2.0.0./Timb.(+Perc.)/Cordes (16’)
Percussion : 4 timbales, vibraphone, cloches-tubes, 3 tam-tams (grave, médium-grave et médium-aigu)
Commande du Ministère de la Culture et de l’Opéra de Rouen / Haute-Normandie

Création le 9/6/05 à Rouen par l’Orchestre de l’Opéra de Rouen/Haute-Normandie, direction Oswald Sallaberger

Éditions Jobert

Avec ce titre, Dominique Lemaître fait référence au nom bizarre de quark qui provient d’une phrase du roman de James Joyce, Finnegans Wake : « Three Quarks for Mister Mark ! ».

« Mais pour les scientifiques (Murray Gell-Mann), depuis une trentaine d’années, les quarks sont les particules élémentaires les plus petites que nous connaissons; tandis que le célèbre « effet papillon » de la théorie du Chaos veut qu’une perturbation minime telle qu’un battement d’aile de papillon puisse, après un long moment, par amplification exponentielle déclencher un cyclone » rappelle le compositeur.

Cette réflexion sur l’infiniment petit et sur le fait que toute chose si petite soit telle n’est pas sans conséquence va accompagner l’écriture de la pièce, prolongeant la série d’œuvres fondées sur la dualité Unique / Multiple commencée avec Le sable et la perle (1989, pour percussion, guitare et harpe), poursuivie par Litanie du soleil (1996, pour orchestre à cordes) et Huit à l’infini (2001, pour octuor de violoncelles et orchestre).

L’échelle de hauteurs construite pour cette œuvre combine une sélection de hauteurs calculée à l’aide da la suite de Fibonacci et le mode constitué par l’enchaînement des intervalles suivants : demi-ton/ton/ton et demi/ton.

Pierre Albert Castanet

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