Stèle (2018)

à la mémoire de Félix Lechevalier (8’)
pour deux sopranos, clarinette basse, percussion et guitare sur un texte de Simonide de Céos
Percussion = vibraphone, tam-tam grave, gong médium
Commande de Madame Monique Silly-Lechevalier
Création mondiale le 05/05/2019 au Havre (Abbaye de Graville) par Isabelle Chomet (guitare), Nathalie Dumesnil (soprano), Bénédicte Prédali (soprano), Jérôme Maury (clarinette basse) et François Moreau (percussion).

Editions Musicales Rubin

On notera dans un premier temps la formation particulière de cette pièce : une clarinette basse, de la percussion et une guitare encadrées par deux chanteuses disposées « stéréophoniquement » : la soprano 1 placée coté jardin et la soprano 2 côté cour.

Une stèle se présente le plus souvent comme un monolithe vertical, généralement plat et porteur d’inscriptions, de symboles, de gravures, parfois de peintures … de nature commémorative, funéraire, religieuse ou géographique.

Une stèle peut donc être considérée comme une « pierre qui parle ».

Et comme elle comporte habituellement deux faces on peut en déduire que l’une d’entre-elles est « orientée » et l’autre « occidentée ».

De la même manière, l’œuvre musicale, constituée de cinq section enchaînées, emprunte un extrait de texte à Simonide de Céos (poète grec du VIe et Ve siècle avant notre ère) et l’incipit du célèbre Mille regretz de Josquin des Prés. Une variation de celui-ci termine chaque section donnant ainsi à cette stèle musicale et mémorielle l’apparence formelle d’un rondeau.

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