Le diapason de satin (2008)

pour flûte, clarinette, percussion, piano, violon, alto et violoncelle (14′)
Percussion : un vibraphone, 3 tam-tams (un grave, un médium-grave, un médium), un jeu de crotales de deux octaves.
Commande de l’ensemble Stravinsky.
Création le 17 décembre 2008 à L’Arsenal de Metz par l’ensemble Stravinsky sous la direction de Jean-Pierre Pinet

Editions Musicales Rubin

CD LI 11 – 0601, Ensemble Stravinsky dir. Jean-Pierre Pinet

Après Pour traverser le temps je t’ai donné des ailes (1993) évoquant le célèbre Paysage avec la chute d’Icare de Brueghel et La Ghirlandata (1998) inspirée par la peinture éponyme de Rosseti, c’est la troisième fois que je tente de faire “sonner” un tableau.

Le diapason de satin a été peint en 1940 par l’artiste franco-américain Yves Tanguy.

Comment rendre compte de l’atmosphère énigmatique de cette toile ?

Quelques mots épars pour tenter de décrire cette attirance étrange : paysage lunaire ou marin, silhouettes immobiles, êtres-objets fascinants, temps suspendu, illusion, rêve, attente, infini, horizon… D’ailleurs la composition de cette pièce pour sept instruments s’inscrit dans la continuité de l’oeuvre de nature concertante pour violoncelle et orchestre intitulée Horizons réflexes.

Les six sections enchaînées que compte Le diapason de satin proposent une sorte de voyage dans un paysage sonore dans lequel les ombres et les sources de lumière cohabitent pour essayer de prolonger ce monde totalement étranger mais étrangement familier de la peinture d’Yves Tanguy.

D.L.

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